Lors du congrès de l’Autonome

Des Astrologues Gastronomes

Nous écoutions un triste olibrius, 

Un conférencier spécialiste d’Uranus,

Qui alternait les phases creuses,

Les platitudes nébuleuses

Alignant des idées pas nettes

Sur le cours des planètes.

 

On nous servit des mets infâmes,

De noires boissons qu’on verse au fond de crânes.

Des poissons farcis au mercure

Des scorpions, fumés ou nature…

Et les mâchoires s’agitèrent, bruits de succion

De déglutition qui bientôt m’écœurèrent

Par bonheur ma voisine de congrès

Qui portait aussi un pins «Capricorne ascendant Bélier»,

 

Me fit comprendre d’un regard narquois

Qu’elle s’ennuyait au moins autant que moi

Dans : « Cette assemblée inepte, une 

Secte d’adorateurs de la Lune, que sais-je,

Egorgeurs de vierges ?

Ces gens là font du tort aux astres,

Une plaie, un cancer, un désastre

J’aime autant me faire la belle. »

Me balance-t-elle.

 

 

Je lui dis : « d’accord on s’éclipse ! »

Une bouteille de Vodka une poignée de chips

Silhouettes sous le ciel nocturne

Nous marchâmes jusqu’à sa turne

Quand elle a laissé tombé sa jupe à terre

Je me suis dis : « Nom de Dieu, par Jupiter ! »

Est-ce la peine de vous faire un dessin :

Bassin, gorge, bras, seins…

 

Sur son grand lit carré nous nous lions

Sous la Voie Lactée de ses draps jusqu’au soleil levant

Nous répondîmes à la question

Alpha des lois de l’attraction :

« Pourquoi s’est-on plu ?

Pourquoi se plut-on ? »

Et comme aurait dit Nostradamus

Elle fut jolie la conjonction

De Mars et Vénus.